Voyance et deuil : ce qu'un médium peut, et ne peut pas faire
Des réponses honnêtes, à un moment où l'on est prêt à croire n'importe qui.
Par Olivier Meltz, médium dans les Vosges
Si vous lisez cette page après une perte récente, sachez d'abord ceci : le deuil n'est pas quelque chose à régler. Un médecin, un psychologue ou une association d'accompagnement du deuil peuvent vous soutenir réellement — une consultation ne remplacera jamais ça.
Et si la douleur devient trop lourde à porter, le 3114 est gratuit et joignable jour et nuit.
Est-ce qu'il est bien ? Est-ce qu'elle a compris ce qui s'est passé ? Est-ce qu'il m'en veut ? Est-ce qu'elle sait que je pense à elle ?
Ce sont les questions les plus lourdes qu'on puisse me poser. Et elles arrivent à un moment où l'on est prêt à croire à peu près n'importe qui.
C'est exactement pour ça que je commence par ce que je ne peux pas faire.
Je ne peux pas vous promettre un message
C'est la première chose à savoir, et elle passe avant tout le reste.
Ça ne se commande pas. Ça ne dépend d'aucun tirage, d'aucune technique, d'aucune formule. Je ne peux ni le provoquer, ni le garantir, ni vous dire à l'avance si ça se produira pendant notre échange.
Vous pouvez venir, payer, et repartir sans qu'aucun message ne soit venu. Ça arrive, et je préfère vous le dire maintenant plutôt que de vous laisser espérer.
Quiconque vous promet un contact vous ment. Et il sait parfaitement à qui il s'adresse — les personnes en deuil sont les plus visées de toutes.
Ce qui arrive quand ça se produit
Quand un message vient, voici ce que ça donne concrètement.
Le défunt dit s'il est bien ou non. C'est la question que tout le monde pose, et c'est souvent la première chose qui arrive.
Puis viennent des messages pour vous. Je les transmets tels que je les reçois, sans les arranger et sans y ajouter quoi que ce soit.
Une précision qui compte, et qui me distingue de ma pratique habituelle : dans un deuil, il n'y a aucune pointe d'humour. Les messages que je reçois en temps normal en contiennent souvent — pas ceux-là. C'est sérieux, et ça le reste.
Je ne vous dirai jamais non plus le prénom de la personne. Un prénom qui se présente peut aussi venir d'une vie antérieure, et je ne veux pas vous orienter vers quelqu'un qui n'est peut-être pas celui que vous attendez.
Ce que je ne dirai pas
On me demande souvent comment la personne est morte, ou si elle a souffert.
Je ne réponds pas à ces questions. Ni sur les circonstances, ni sur les derniers instants, ni sur ce qui aurait pu être évité.
Ce n'est pas une esquive. C'est que rien de bon ne sort de ces réponses-là — et qu'une phrase mal reçue sur ce terrain peut faire des dégâts durables chez quelqu'un qui est déjà à terre.
La mort fait d'ailleurs partie des trois sujets que je ne traite pas, avec la santé et l'infidélité. Ça vaut aussi dans ce cadre.
Il faut attendre
Je ne reçois pas dans les trois à six mois qui suivent un décès. C'est la question sur laquelle on insiste le plus, alors autant expliquer.
La personne qui est partie est en repos. On ne peut pas communiquer avant un certain laps de temps — ce n'est pas une règle que j'ai inventée pour me protéger, c'est ainsi que ça fonctionne.
Quand quelqu'un insiste, c'est ce que je lui explique. Et je maintiens, même quand