Faut-il croire à la voyance pour consulter ?
Non. Et je ne vous demanderai jamais d'y croire.
Par Olivier Meltz, médium dans les Vosges
La question m'est posée régulièrement, et souvent avec une gêne : « je ne sais pas trop si j'y crois, est-ce que ça vaut la peine que je vienne ? »
La réponse est non, il ne faut pas y croire. Ni avant, ni pendant, ni après.
Ce n'est pas une formule d'accueil : c'est une position de fond, et je vais vous expliquer pourquoi.
Votre croyance ne change rien au déroulé
Regardez comment ça se passe concrètement. Vous me donnez un prénom et une date de naissance. Vous tirez les cartes de la main gauche. J'interprète.
À aucun moment votre adhésion n'entre en jeu. Il n'y a rien à activer, rien à ouvrir, aucune disposition d'esprit à produire.
Je ne vous demanderai pas de vous concentrer, de « penser fort » à votre question, ni de vous mettre dans un état particulier.
Vous pouvez rester bras croisés du début à la fin. Ça ne changera rien à ce que je recevrai.
Le chien n'y croyait pas
Je réponds souvent par cette histoire, parce qu'elle règle la question mieux qu'un long discours.
C'est par un animal que le magnétisme s'est révélé chez moi. Un chien ne marchait plus — un nerf coincé. J'ai essayé de le soulager, sans rien attendre de particulier. Il a remarché normalement.
Ce chien ne croyait à rien du tout. Il ne cherchait pas à me faire plaisir, il n'avait aucune idée de ce qu'on lui faisait, et il n'aurait pas pu faire semblant d'aller mieux.
C'est d'ailleurs ce qui m'a fait prendre la chose au sérieux à l'époque.
Beaucoup arrivent sceptiques
Vous ne seriez pas une exception, loin de là.
Certains viennent par curiosité, sans savoir ce qu'ils en pensent. D'autres sont carrément poussés par un proche — on leur a offert la consultation, ou on a tellement insisté qu'ils ont fini par céder.
Ceux-là arrivent parfois un peu embarrassés, comme s'ils devaient s'excuser d'être là.
Il n'y a rien à excuser. Vous n'avez pas à justifier votre venue, et je ne vous demanderai jamais ce que vous pensez de mon métier.
Le scepticisme est même un avantage
Je vais aller plus loin : venir sans y croire vous met dans une meilleure position que la plupart des gens.
Quelqu'un qui veut y croire donne beaucoup sans s'en rendre compte. Il complète les phrases, il acquiesce, il raconte plus qu'il ne faudrait — et il repartira convaincu par ce qu'il a lui-même fourni.
Un sceptique, lui, ne donne rien. Il attend, il observe, il vérifie. C'est exactement l'attitude qu'il faut avoir face à quelqu'un qu'on paie.
Et c'est aussi pour ça que je ne demande qu'un prénom et une date de naissance : pour que vous puissiez juger sur pièces.
Ce que je ne vous demanderai jamais
Autant lister ce qui n'arrivera pas, parce que c'est précisément ce qui fait hésiter les gens.
Aucune adhésion. Je ne vous demanderai pas si vous y croyez, et je ne chercherai pas à vous convaincre.
Aucune conviction partagée. Ce qui m'a amené à ce métier me regarde. Vous n'avez ni à y souscrire, ni même à en entendre parler.
Aucune explication. Vous n'avez pas à me dire pourquoi vous doutez, ni à défendre votre position.
Un praticien qui vous reproche votre scepticisme, ou qui vous explique que vos doutes bloquent le travail, vous prépare une excuse pour plus tard. Retenez-le.
Comment juger, alors
Si vous venez sans y croire, vous voudrez forcément vous faire une opinion. Voici comment procéder honnêtement.
Ne racontez rien. Moins vous en dites, plus ce que vous entendrez aura de valeur à vos yeux. C'est votre meilleur outil.
Gardez une trace. Demandez-moi avant qu'on commence si vous voulez enregistrer — je donne beaucoup d'informations, vous n'aurez pas le temps de tout noter.
Et relisez plus tard, quand les choses auront bougé. Ce qui ne vous parlait pas sur le moment concerne souvent ce qui n'était pas encore arrivé.
C'est le seul examen qui vaille, et c'est vous qui le faites passer — pas moi.
Questions fréquentes
Dois-je vous dire que je suis sceptique ?
Vous pouvez, mais ce n'est pas nécessaire — je ne vous poserai pas la question. Ça ne change rien au déroulé, et ça ne changera pas ma façon de travailler avec vous.
Est-ce que mes doutes peuvent bloquer quelque chose ?
Non. Et méfiez-vous de qui vous dira le contraire : cette phrase sert surtout à préparer une explication au cas où rien ne se vérifierait. Elle vous rend responsable d'un échec qui ne serait pas le vôtre.
Peut-on m'offrir une consultation ?
Ça arrive régulièrement, et ce sont souvent des gens qui ne seraient pas venus d'eux-mêmes. Ils ne sont pas obligés d'y croire pour autant, et je ne le leur demanderai pas.
Faut-il partager vos convictions ?
Absolument pas, et ce n'est jamais un sujet en consultation. Ce qui m'a amené à ce métier me regarde ; ce qui vous amène chez moi vous regarde.
Et si je repars en n'y croyant toujours pas ?
C'est votre droit le plus strict, et vous ne me devez aucune explication. Gardez simplement ce qui vous a été dit — c'est en relisant plus tard que vous vous ferez une vraie opinion.
Venez comme vous êtes
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