Comprendre ma pratique

Pourquoi je ne donne jamais de date

Ni date, ni délai, ni période. C'est la question qu'on me pose le plus, et la seule à laquelle je ne répondrai jamais.

Olivier Meltz, médium à Thaon-les-Vosges

Par Olivier Meltz, médium dans les Vosges

« Quand ? » C'est la question qui revient le plus souvent, tous sujets confondus. Quand est-ce qu'il reviendra, quand est-ce que je trouverai un travail, quand est-ce que ça se débloquera.

Et c'est la seule à laquelle je ne réponds jamais. Ni date, ni délai, ni période. Ni lieu, ni circonstances. Aucune notion de temps.

Ce n'est pas de la prudence. Voici la vraie raison, et ce que ça change pour vous.

Je ne le perçois pas

La raison est aussi simple que ça, et je n'en ai pas d'autre à vous donner.

Ce que je reçois, ce sont des situations : ce qui se dessine, ce qui bloque, ce qui va se produire. Le temps n'en fait pas partie. Il n'arrive pas avec le reste.

Je pourrais évidemment inventer une échéance pour vous satisfaire. Ça ne me coûterait rien sur le moment, et ça vous ferait sans doute une meilleure impression.

Mais je vous vendrais alors quelque chose que je n'ai pas.

Aucun ordre non plus

Il faut que j'ajoute une précision, parce qu'on l'oublie souvent : ce n'est pas seulement le « quand » qui manque.

Les prédictions ne se réalisent pas dans l'ordre où je vous les donne. Ce que j'annonce en premier peut arriver en dernier, et l'inverse aussi.

Elles se manifestent de façon aléatoire, sans que je puisse le prévoir.

Ne construisez donc pas un calendrier à partir de l'ordre de la consultation. Il n'y en a pas.

Ça peut aller très vite

On croit souvent que ne pas donner de date revient à dire « ça prendra du temps ». C'est faux, et je tiens à le corriger.

Mon record est d'une semaine. Un client en 2009 : tout ce que je lui avais annoncé s'était réalisé en sept jours.

Une femme est venue trois fois en 2025, à une semaine d'intervalle à chaque fois — parce que tout se réalisait entre deux visites.

Et cette cliente à qui j'avais annoncé qu'elle vendrait sa maison, alors qu'elle n'avait aucune intention de vendre. Elle était vendue en moins d'une semaine, et c'est elle qui m'a rappelé pour me le dire.

Ne pas savoir quand, ce n'est donc pas savoir que ce sera long. C'est ne pas savoir, tout simplement.

Ce que coûte une date annoncée

Imaginez qu'on vous annonce un retour « avant l'été ». Voici ce qui se passe ensuite.

Vous vivez suspendu à ce calendrier. Chaque semaine qui passe devient une étape, chaque silence une inquiétude. Vous ne vivez plus votre situation : vous attendez une date.

Et si l'échéance passe sans rien, deux choses arrivent. Vous encaissez une déception qui s'ajoute à la première. Et on vous expliquera que c'était retardé, qu'un blocage a joué — avec, souvent, une nouvelle consultation à la clé pour comprendre pourquoi.

Une annonce qui ne peut jamais être fausse n'est pas une prédiction. C'est un mécanisme qui vous fait revenir.

Un repère pour vos autres consultations

Je vous donne ce repère parce qu'il vous servira ailleurs.

Une date annoncée ne coûte rien à celui qui la donne. Si ça se produit, il avait raison. Si ça ne se produit pas, il trouvera une explication. Dans les deux cas, il est gagnant.

C'est pour ça que c'est si répandu : ça impressionne, ça rassure, et ça ne se retourne jamais contre son auteur.

Refuser de donner une date, en revanche, fait perdre des clients. C'est peut-être justement ce qui rend ce refus intéressant.

Comment vous y retrouver, alors

Puisqu'il n'y a pas d'échéance, la vérification ne peut pas venir de moi. Elle vient de vous.

Gardez une trace de ce qui vous a été dit. Par écrit, vous l'avez d'office. En cabinet ou au téléphone, demandez-moi avant de commencer si vous pouvez enregistrer — je donne beaucoup d'informations, bien trop pour que vous puissiez tout noter.

Puis relisez plus tard, quand les choses auront bougé. C'est le seul examen honnête dans ce métier.

Ce sont mes clients qui constatent, pas moi qui annonce. Et souvent, c'est eux qui me rappellent pour me dire ce qui s'est produit.

Questions fréquentes

Même pas une saison, une période approximative ?

Non, rien. « Vers le printemps » ou « dans les mois qui viennent » sont des dates déguisées, et elles produisent exactement le même effet : vous attendez. Je ne les donnerai pas davantage.

Et si ma question porte sur une échéance fixée par quelqu'un d'autre ?

Ça ne change rien de mon côté. Je peux vous dire ce qui se dessine, jamais à quel moment ça tombera. Le mot « date » n'est associé à rien de ce que j'annonce.

Alors à quoi sert une consultation, sans calendrier ?

À savoir ce qui se dessine, ce qui bloque, ce qui se joue réellement dans votre situation. C'est une lecture, pas un agenda — et c'est ce qui vous permet de décider en connaissance de cause.

Puis-je revenir vite si tout s'est réalisé ?

Bien sûr, et ça arrive régulièrement — j'ai reçu une cliente trois fois en trois semaines pour cette raison. Vous revenez quand vous en avez besoin, sans qu'aucun délai vous soit imposé.

Une prédiction peut-elle ne jamais se réaliser ?

La voyance n'est pas une science exacte, et je ne prétendrai pas l'inverse. Ce que je peux vous dire, c'est que je préfère reconnaître mes limites plutôt que d'habiller un doute avec une date.

Ce qui se dessine, pas quand

Si c'est une date que vous cherchez, vous serez déçu chez moi — autant le savoir avant. Si c'est comprendre votre situation, cabinet à Thaon-les-Vosges ou consultation à distance.

Voyance par thème — 15 € Consultation complète — 30 € Voir mes tarifs