Rubrique Les diplômes

Si les diplômes n'existent pas, comment choisir un bon voyant ?

Comment décider quand aucune certitude n'est possible.

Olivier Meltz, médium à Thaon-les-Vosges

Par Olivier Meltz, médium dans les Vosges

Vous avez compris qu'aucun diplôme n'existe et qu'aucun certificat ne vaut rien. Reste la vraie question, celle que vous vous posez maintenant : alors comment fait-on pour choisir ?

Je ne vais pas vous refaire une liste de critères — je l'ai déjà écrite ailleurs, et je vous y renverrai. Cet article traite d'autre chose, de plus inconfortable et de plus utile.

Comment décide-t-on quand on sait d'avance qu'aucune certitude n'est possible ?

Ce que vous ne saurez jamais avant

Autant commencer par là, franchement. Vous ne saurez pas, avant de payer, si la personne en face perçoit réellement quelque chose.

Personne ne peut vous le garantir. Ni un diplôme qui n'existe pas, ni un certificat privé, ni des témoignages qui se fabriquent, ni même une longue expérience.

C'est désagréable à lire, et c'est la vérité. Un praticien qui vous affirmerait le contraire vous mentirait dès la première phrase.

Mais l'incertitude ne vous laisse pas sans rien. Elle vous oblige simplement à regarder ailleurs — et ce qu'on trouve ailleurs est plus solide qu'on ne le croit.

Ce que vous pouvez savoir avant

Il y a une chose que vous pouvez vérifier entièrement, et en quelques minutes : la façon dont cette personne exerce son métier.

Une entreprise déclarée et contrôlable. Un tarif public qui ne bouge jamais. Aucun rituel, aucun déblocage, aucun supplément. Aucune promesse de résultat. Des limites annoncées.

Ces éléments ne mesurent pas un don — je ne prétendrai jamais le contraire. Mais ils vous disent quelque chose de décisif : si vous risquez d'être abusé. Et c'est de loin le danger le plus réel dans ce métier.

Je détaille tout cela dans les 7 critères essentiels. Lisez-les une fois, ils vous serviront toute votre vie.

Choisissez la formule qui correspond à votre situation

C'est une erreur fréquente, et elle produit des déceptions qui n'ont rien à voir avec le praticien.

Une interrogation précise appelle un format court. Une situation embrouillée, où plusieurs choses se mêlent, appelle une lecture complète. Prendre trop petit pour un sujet vaste est le meilleur moyen de repartir insatisfait — et de croire que le praticien n'a rien vu, alors que vous ne lui avez pas donné le cadre pour le voir.

Ce n'est donc pas une question de prix, mais d'adéquation. Demandez-vous honnêtement ce que vous cherchez avant de choisir : une réponse à une question nette, un éclairage sur un domaine, ou une vue d'ensemble.

Un praticien sérieux décrit clairement ce que couvre chaque formule. Si ce n'est écrit nulle part, c'est déjà un renseignement.

Ce qu'il faut observer pendant

Une fois la consultation commencée, ce n'est plus ce qu'on vous dit qui compte, mais comment.

Le général contre le précis. « Vous avez connu une trahison » s'applique à tout le monde — qui n'a jamais été trahi ou déçu ? La description exacte d'un caractère, en revanche, ne s'applique pas à n'importe qui. Vous sentez immédiatement la différence.

Les questions qu'on vous pose. Un praticien qui vous interroge beaucoup, puis vous restitue joliment vos propres réponses, ne fait que vous renvoyer ce que vous lui avez donné. C'est facile à repérer une fois qu'on y prête attention — et c'est exactement pour ça que je ne demande qu'un prénom et une date de naissance.

Ce qu'il refuse de dire. Quelqu'un qui répond à tout, sans jamais reconnaître une limite, vous vend ce que vous voulez entendre. « Je ne perçois rien de net sur ce point » est un signe de sérieux, pas de faiblesse.

Et ce qui arrive à la fin. Un supplément proposé, un travail complémentaire, une suite à prévoir : là, ce n'est plus une question de talent, c'est une méthode commerciale. Vous pouvez arrêter tout de suite.

La vraie vérification vient après

C'est le point le plus important de cet article, et celui qu'on oublie systématiquement.

Dans ce métier, rien ne se juge sur le moment. Une consultation impressionnante peut ne rien donner. Une consultation qui vous laisse perplexe peut prendre tout son sens six mois plus tard.

Alors gardez une trace. Un message écrit se conserve tel quel. Une consultation orale s'enregistre — demandez-le simplement avant de commencer.

Puis relisez plus tard, quand les choses auront bougé. C'est le seul examen honnête, et c'est vous qui le faites passer.

Un praticien qui n'annonce aucune échéance ne peut d'ailleurs pas se déclarer lui-même dans le vrai. Ce sont ses clients qui constatent, ou pas.

Vous avez le droit d'arrêter

Beaucoup de gens restent par politesse. On ne veut pas vexer, on a déjà payé, on se dit qu'on va aller jusqu'au bout puisqu'on est là.

Vous n'êtes engagé à rien. Si un praticien vous met mal à l'aise, s'il vous fait peur, s'il vous propose autre chose que ce que vous avez acheté — vous pouvez interrompre. Au téléphone, vous raccrochez. En cabinet, vous vous levez.

Et surtout : ne consultez pas une deuxième personne parce que la première ne vous a pas dit ce que vous espériez. Ce n'est plus chercher à comprendre, c'est chercher une autorisation — et ça n'a pas de fin.

Une consultation qui vous déplaît n'est pas forcément une mauvaise consultation. C'est parfois exactement l'inverse.

Et la manière compte aussi

Il reste un élément moins rationnel, et parfaitement légitime : la façon dont les choses vous sont dites.

Dans une consultation, c'est le praticien qui parle et vous qui écoutez — vous n'avez rien à raconter, et c'est même préférable. Mais vous allez entendre des choses qui vous concernent, parfois inattendues. Encore faut-il être en état de les recevoir.

Une voix trop solennelle, un ton qui vous met mal à l'aise, une façon d'annoncer les choses qui vous braque : vous n'entendrez pas la moitié de ce qui se dit. Ça n'a rien à voir avec la valeur de la personne — c'est une question de tempérament.

Deux praticiens également sérieux conviendront à des gens différents. Si ça ne se passe pas bien avec quelqu'un, allez voir ailleurs sans en faire une affaire. Personne ne devrait le prendre mal, moi le premier.

Questions fréquentes

Comment savoir si je peux faire confiance avant de payer ?

Vous pouvez vérifier la façon dont quelqu'un exerce — entreprise déclarée, tarif public, absence de rituel payant. Vous ne pouvez pas vérifier ce qu'il perçoit. Personne ne le peut, et c'est vrai pour tous les praticiens sans exception.

Le bouche-à-oreille est-il un bon critère ?

C'est le meilleur qui existe, et de loin — personne ne recommande quelqu'un qui l'a déçu. Écoutez simplement ce qu'on vous dit : « on m'a dit qu'il était bien » n'a pas le même poids selon que votre interlocuteur y est allé lui-même ou le tient d'un tiers.

Faut-il consulter plusieurs praticiens pour comparer ?

Méfiez-vous de cette idée. Si vous enchaînez les consultations sur le même sujet, vous finirez par tomber sur quelqu'un qui dit ce que vous espériez — et vous vous appuierez sur celui-là. Ce n'est plus comparer, c'est chercher du réconfort.

Une longue expérience garantit-elle quelque chose ?

C'est un indice sérieux : une pratique qui dure signifie que des clients sont revenus et ont recommandé. Ça ne tient pas des années si le travail ne suit pas. Vérifiez tout de même la cohérence — certains annoncent trente ans de pratique à trente ans.

Que faire si je me suis trompé de praticien ?

Si c'est simplement la manière qui ne vous convenait pas, tournez la page sans état d'âme. Si on vous a demandé de payer davantage pour lever quoi que ce soit, coupez le contact immédiatement — j'explique quoi faire dans l'article sur les rituels payants.

Ce que je peux vous garantir

Pas un don, personne ne le peut. Mais une entreprise déclarée depuis 2009, un tarif annoncé avant qui ne bouge jamais, aucun rituel, aucun supplément et aucune relance. Le reste, vous le jugerez vous-même — plus tard.

Voir mes formules Les 7 critères essentiels Mon livre d'or