Rubrique Voyance sérieuse & SIRET

Sous quel statut exerce un voyant ?

Ce que le statut d'un voyant dit de lui, où le lire, et ce qu'il ne prouve pas.

Olivier Meltz, médium à Thaon-les-Vosges Par Olivier Meltz, médium dans les Vosges
Pile de dossiers cartonnés fermés par des élastiques

On me demande parfois si un voyant « a un statut ». La question est plus simple qu'elle n'en a l'air, mais la réponse surprend : dans mon métier, il n'existe ni diplôme officiel ni ordre professionnel.

Alors sous quel statut exerce-t-on ? Voici ce que le mot veut dire, les formes que vous pouvez rencontrer, où lire celle d'un praticien avant de payer, et ce que j'ai choisi pour moi.

La voyance n'est pas une profession réglementée

Une profession réglementée est un métier dont l'accès est conditionné à un diplôme ou à un titre. La voyance n'en fait pas partie : aucun diplôme n'est exigé, et il n'en existe pas d'officiel. Je développe ce point dans la rubrique Les diplômes en voyance n'existent pas.

Cela veut dire que n'importe qui peut proposer des consultations. Ce que cela ne veut pas dire, c'est qu'on peut le faire sans cadre : quand on en fait une activité professionnelle, on l'exerce sous une forme d'entreprise. C'est cette forme que l'on appelle le statut.

Les formes que vous pouvez rencontrer

Il y en a plusieurs. Je ne détaille que celles qu'un praticien qui travaille seul peut choisir.

L'entreprise individuelle. La personne exerce en son nom propre. La micro-entreprise, que l'on appelle aussi auto-entreprise, n'est pas une société : c'est une entreprise individuelle sous un régime simplifié. Un micro-entrepreneur est donc une personne qui exerce en son nom, avec son numéro SIRET.

La société. La personne crée une société, par exemple une EURL ou une SASU, c'est-à-dire une société à associé unique. Le site est alors édité au nom de la société, et celui qui vous reçoit peut en être le dirigeant. Ce que vous lisez sur le site est une dénomination, pas un nom de personne.

Aucune de ces formes n'est meilleure qu'une autre pour vous. Le choix tient à la façon dont le praticien organise son activité, pas à la qualité de ses consultations.

Ce que le statut prouve, et ce qu'il ne prouve pas

Il prouve que l'activité est déclarée, qu'un nom ou une dénomination et une adresse y sont rattachés, et qu'il y a une personne identifiable derrière. C'est déjà beaucoup le jour où quelque chose se passe mal : l'article sur le voyant sans SIRET explique ce que l'on perd quand ce n'est pas le cas.

Il ne prouve ni le don, ni l'honnêteté, ni le sérieux d'une consultation. L'administration enregistre une déclaration d'activité : elle n'évalue personne. J'explique cette limite dans l'article sur le numéro de SIRET.

« Micro-entrepreneur » n'est donc pas un label. C'est une manière de s'organiser, pas une garantie.

Plume et petit encrier posés sur une feuille vierge

Où lire le statut d'un voyant

Deux endroits suffisent.

Ses mentions légales. Elles indiquent qui édite le site : une personne, ou une société. C'est ce que je détaille dans l'article sur les mentions légales.

L'annuaire officiel des entreprises. Il est gratuit, et il suffit d'y taper le numéro SIRET ou le nom : annuaire-entreprises.data.gouv.fr. La fiche indique ce que l'administration a enregistré : le nom ou la dénomination, l'adresse, et s'il s'agit d'une entreprise individuelle ou d'une société.

Le nom de la fiche doit correspondre à celui du site. Si le site est au nom d'une société, la fiche affichera cette société, pas la personne qui vous répond.

Vous pouvez aussi poser la question, simplement : « Sous quel statut exercez-vous ? » Une réponse claire, avec un numéro que vous pouvez contrôler, règle la question.

Quand la fiche reste vide

Il arrive qu'une fiche n'affiche pas le nom de la personne. Un entrepreneur individuel peut demander à l'Insee que son nom et son adresse exacte ne soient plus consultables sur ses sites : c'est son droit d'opposition.

Une fiche masquée n'est donc pas, à elle seule, la preuve qu'il n'y a aucune déclaration. Dans ce cas, demandez-lui son avis de situation Sirene : la personne peut vous le communiquer elle-même. Quelqu'un de déclaré vous le donnera sans difficulté. Une réponse qui esquive, elle, est une réponse.

Le voyant qui n'a pas de statut

À l'opposé, il y a le praticien qui n'a déclaré aucune activité. Il n'a alors ni statut, ni numéro, ni fiche : rien à lire et rien à vérifier.

Je ne juge pas ses raisons. Je constate seulement ce que cela vous retire : la possibilité de savoir à qui vous avez affaire. Le détail est dans l'article « Voyant sans SIRET ».

Chez moi

Je suis micro-entrepreneur, prestataire de services. Mon numéro SIRET est le 528 389 927 00021 : saisissez-le sur l'annuaire officiel et lisez ce que l'administration a enregistré.

Mon nom et l'adresse du cabinet figurent aussi dans mes mentions légales. Si vous me le demandez, je remets une facture ou un reçu.

Ce statut ne dit rien de mon travail. Il dit qui je suis, où me trouver, et que mes tarifs sont annoncés avant tout paiement.

Questions fréquentes

Un micro-entrepreneur est-il moins sérieux qu'une société ?

Non. Le statut est une façon de s'organiser : il ne dit rien de la qualité d'une consultation ni de l'honnêteté. Ce qui compte, c'est que la personne soit identifiable et que ses tarifs soient annoncés avant le paiement.

Faut-il un diplôme pour exercer la voyance ?

Non. Aucun diplôme officiel n'existe en voyance : un diplôme affiché ne prouve donc rien. Je l'explique dans la rubrique consacrée aux diplômes.

Puis-je demander une facture à un voyant ?

Oui, c'est une demande normale. Chez moi, je remets une facture ou un reçu si vous me le demandez.

Savoir à qui vous avez affaire

Un statut se lit en deux minutes, avant de réserver. Au cabinet de Thaon-les-Vosges, le rendez-vous se prend par téléphone ou par SMS au 06 46 21 68 93, et le règlement se fait sur place, après la consultation. À distance, par téléphone, email ou SMS : vous payez d'abord, puis vous remplissez le formulaire correspondant.